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LES ATTAQUES
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La commune/Histoire & patrimoine

Histoire & patrimoine

L'histoire de la commune au fil des siècles...

Les recherches archéologiques permettent d’apprécier l’ancienneté de la présence humaine sur le terroir ; elles essayent d’en préciser l’évolution historique. L’époque néolithique (5000 ans av JC) est signée de quelques pointes de flèches retrouvées dans la tourbe mais l’époque gallo-romaine n’est que probable.

Sur le site des « Cappes » (la petite et la grande Cappe), les dernières fouilles ont pu apprécier l’importance régionale de l’Abbaye de la Capelle.

Monastère en l’honneur de la Vierge, il fut bâti en 1090 par Ste Ide, épouse du comte de Boulogne Eustache II et mère de Godefroy de Bouillon. Les moines bénédictins, venus de l’abbaye de Ham en Artois, se consacraient non seulement à la prière mais aussi aux travaux agricoles et d’assèchement.

On raconte que Ste Ide aimait séjourner à l’abbaye et y déposa une boîte d’or renfermant onze cheveux de la Vierge, don du roi des Asturies Alphonse VI.

Cependant le monastère ne fut pas à l’abri des guerres ; la plus terrible fut la guerre de cent ans et c’est en 1346 que les Anglais ruinèrent l’abbaye.

Le détachement à Marck

C’est en 1814 que nous trouvons une première pétition des habitants du « Bas Marck » adressée à Monsieur le Préfet. Eprouvant de grandes difficultés à se déplacer sur un territoire marécageux et souvent inondé, les habitants du « Bas Marck » ne pouvaient gagner régulièrement le « chef-lieu » pour leurs démarches administratives. De-là, retards, ignorance des lois et des arrêtés du Gouvernement et parfois à leur insu.

 

Irrités par cette situation, propriétaires et notables réclamèrent leur autonomie. Les démarches furent longues et l’indépendance de la commune fut obtenue sous Louis Philippe :

Le 18 aout 1835.

Au XVIIIème siècle, la commune est un hameau de Marck et s’appelle le « Bas Marck ».

 

En 1718, la commune de Marck est trop vaste (4400 ha environ), le Curé ne pouvait assurer son Service à tous. On décidera de scinder la cure en deux paroisses avec une nouvelle église ou plutôt une chapelle, sous l’invocation de « Saint Pierre-ès-Liens ». Le vicaire du Bas Marck avait ses fonts baptismaux, son cimetière, son presbytère.

 

Conservée en 1802 comme vicariat indépendant, la chapelle fût érigée en « succursale » le 2 février 1820. Devenue insuffisante pour les paroissiens, on prit le parti de construire l’église actuelle sur les plans de M. Steusmagt, architecte de Saint Pierre les Calalis. La pose de la première pierre eu lieu le 28 mai 1866. Le 16 avril 1868 l’église consacrée solennellement par Monseigneur Lequette.

Le pont sans pareil

En 1681, le roi décide d’établir une communication fluviale entre Saint-Omer et Calais plus directe que celle existante par l’Aa, l’Oye et le canal de Marck.

 

En 1747, une inondation causa de nombreux dommages et ravages, particulièrement dans le bas pays privé de voies de communication. Le Gouvernement envoya un ingénieur des ponts et chaussés reconnaître les lieux et apporter une solution. Monsieur Barbier eu l’idée remarquable d’élever un pont au point même où les canaux de St Omer-Calais, Ardres-Marck se coupent à angle droit. Ouvrage extraordinaire, pont à 4 branches, Pont-Sans-Pareil, carrefour de l’eau et de la terre, il n’avait qu’une seule voûte en « cul de four » pénétrée par deux cylindres qui forment 4 issues pour le passage d’autant de cours d’eau. Commencé le 10 juin 1749, il fût terminé en 1752.

Les Estaches... Les Estaques... Les Attaques !

Les Attaques pourquoi Les Attaques ? Plusieurs interprétations sont possibles :

 

Selon Haigneré, Les Attaques serait la « corruption » du mot Les Estaches, c’est à dire le pieux ou pilotis, en référence au « pont sur estaches » qui servait jadis aux communications entre la terre de Merck et le Comté de Guînes.

Selon l’Almanach de 1844, le nom Les Attaques viendrait du mot patois « attaqué », c’est à dire « resté attaquer », car autrefois la partie dite du marais se trouvait couverte d’eau 6 mois de l’année et les terres étaient argileuses.

Selon certaines personnes du pays, les estaches désignent les pieux qui servaient à attacher les bateaux dans les marais.  La contraction progressive a donné Les Estaques et enfin Les Attaques.

Un espace traversé par 4 axes de communication

Située sur la départementale 943 (ex RN43) entre Calais et Ardres, Les Attaques est, avec ses 2081 hectares, la commune la plus étendue de la CCSOC et aussi le plus excentrée, à l’est du territoire.

La commune est traversée par quatre grandes voies de communication, selon l’axe Ardres/Calais. Ces infrastructures, ajoutées au réseau de watergangs, ont fortement influencé l’organisation de l’espace.

Avec  ces 1961 habitants, la commune est également la plus peuplée du territoire, et le principal axe d’habitation se situe le long de la RD943, avec le village, le nouveau lotissement « Les Gardénias » et le hameau du Pont d’Ardres.